Un alibi (Victor Segalen)


Lu dans Pierre-Jean Remy, « l’exil le plus absolu…  », préface à Stèles de Victor Segalen, Gallimard, coll. Poésies.

Où l’on lit aussi :
« Expert en choses de la Chine, il joue avec elles et se joue d’elles pour mieux les utiliser à son profit : ainsi des couleurs, des orientations des stèles, des citations tronquées, qu’importe ! Tout cela n’est que signes au creux d’un ensemble d’autres signes qui disent – refusant toute paraphrase – la recherche de Segalen.
Voilà pourquoi la Chine n’est finalement ici qu’un alibi, qu’un prête-nom : l’exil le plus total donc, qui se puisse concevoir. »

Que l’ailleurs approfondi soit un alibi pour chercher « non pas des idées, non pas des sujets, mais des formes » (1), j’en suis convaincu. Que cette quête en fasse le lieu d’un exil le plus total, voilà qui éclaire certaines Épiphanies d’une lumière neuve, à ne pas laisser s’éteindre trop vite…

(1) Même lettre à Jules de Gaultier, citée dans la même préface.